Foyer des Étudiants de Tin-telloust

(FETT) à Niamey

Année académique 2022-2023

Contacts : 90 14 75 48 / 90 54 25 74

Email : idrissailla6@gmail.com

1 Présentation du village de Tin-telloust

Tin-telloust ou village de Henri Barth, est un village du Niger situé aux confins de l’Aïr dans le département d’Iferouāne à 220km de la ville d’Arlit, 88 km au Sud-est d’Iferouāne et à 68 km au Nord-est de Timia, c’est une magnifique oasis.

La population de Tin-telloust est confrontée à un problème majeur d’analphabétisme. Peu des filles sont inscrites à l’école primaire et presque aucune fille n’arrive à continuer ses études au collège et cela de même pour des nombreux garçons vu les conditions précaires dans lesquelles ils vivent chez les tuteurs une fois au collège dans les villes d’accueil.

La population connait aussi d’importants problèmes de santé avec un seul centre de santé peu équipé pour le village de Tin-telloust et ses environnants.

Considérant tous ces problèmes que rencontre ce beau village pouvant jouir d’un avenir meilleur, nous, étudiants de Tin-telloust avons jugé utile de relever ce défi majeur qui ne passe que par un seul chemin : éducation et cela en quoi faisant, en poursuivant des études supérieures malgré les conditions combien difficiles que nous devons affronter.

2 Foyer des Étudiants de Tin-telloust (FETT)

Dans cette logique de vouloir faire sortir notre village en particulier et de la région d’Agadez en général, de ce défi que nous nous sommes organisés en foyer dénommé « Foyer des Étudiants de Tin-telloust » afin de se soutenir mutuellement et moralement.

3 Résumé du Projet

Ce foyer s’est donné comme mission, le développement du village de Tin-telloust en relevant le défi d’analphabétisme dont fait face la région de l’Aïr en particulier le village de Tin-telloust et du Niger en général, et cela en poursuivant les études supérieures.

Dans un pays où le taux d’analphabétisme est élevé et où le nombre de diplômés est très insuffisant, la poursuite des études après le baccalauréat est un véritable défi surtout pour les étudiants venant des zones nomades les plus reculées comme Tin-telloust qui est le dernier village dans le Nord-Niger aux portes du désert de l’Aïr-Ténéré.

Les quelques jeunes bacheliers de Tin-telloust que nous sommes, sont la deuxième promotion à venir à l’Université Abdou Moumouni de Niamey. Nous avons pris le courage de le faire pour des raisons citées ci-dessus. L’école primaire nomade de Tin-telloust est l’une des plus anciennes écoles de l’Aïr mais hélas le constat est amer : aucun élève de cette école n’a pu s’éloigner dans ses études pour des raisons matérielles et morales. Ils veulent étudier et sont intelligents mais leurs situations sociales ne leur permettent pas, se découragent et abandonnent vite au profit de revenir au village aider les parents dans les jardins pour subvenir avec les maigres moyens aux besoins de la famille. Ces enfants qui abandonnent ont des ambitions fortes d’être des professeurs ou ingénieurs, médecins ou spécialistes de l’assainissement et de l’environnement, etc. Ils veulent en général sortir de la pauvreté, pouvoir aider leurs familles et servir leur pays et tous ces projets tombent à l’eau une fois séparés de leurs familles parce que les moyens pour continuer manquent. Nous pouvons dire qu’aucun breveté de Tin-telloust n’aura la chance de décrocher son Bac dans le premier essai. C’est pourquoi certains d’entre nous ont fait des années blanches avant de réussir le BAC. Tout cela parce que les moyens manquent et il faudra travailler dans les jardins pendant les vacances pour avoir un peu des moyens financiers et maintenant tenter le terrain.

Nous qui sommes ici à l’université Abdou Moumouni de Niamey avons pu dépasser toutes les étapes mais avec grand courage et nous voilà face à une autre étape plus dure : la vie à Niamey un environnement nouveau ; un mode de vie nouveau ; une population différente bref une ville grande ne répondant pas à nos réalités de l’Aïr et où tout se fait au moyen de l’argent même l’eau qui, chez nous constitue un bien commun à tous. En gros nous pouvons dire ce sont deux coins du Niger diamétralement différents : d’une zone de climat désertique à une zone de climat soudanien.

Cependant, les universités et les grandes écoles sont centralisées dans cette grande ville, Niamey, la capitale, près de 1.500 km de Tin-telloust. Nous vivons dans des conditions de vie précaire dans cette grande ville où tout est cher. Les bourses sont très faibles, irrégulièrement servies ou inexistantes. Pour ce faire, nous, issu des familles pauvres, travaillons généralement pendant les vacances pour subvenir à nos besoins quotidiens mais malheureusement on n’y arrive pas avec les maigres moyens que nous récoltons en raison du décalage des rythmes scolaires repoussant les examens au mois de Septembre et aussi du manque d’opportunités rémunérées etc. Ainsi vu toutes ces situations de vulnérabilité nous nous sommes regroupés en foyer pour s’entraider matériellement et moralement afin de soulager un peu les peines des uns et des autres. Aussi, nous vivons en collocation dans une habitation au confort sommaire, voire sans aucun confort et éloignée des lieux de formation.

Vu toutes ces conditions difficiles nous avons pris la décision de faire appel à toute bonne volonté pour nous venir en aide de quelque manière qu’il soit pour que nous puissions sortir de cette impasse grandissante au jour le jour afin qu’elles nous aident à compléter nos ressources.

Nous sommes cette année au nombre de six (6) étudiants tous originaires de Tin-telloust à vivre dans le foyer et nous avons établi un budget comprenant ce que nous pouvons amener et ce que nous souhaitions avoir pour finir nos études.

Les besoins déterminants pour avoir une éducation acceptable sont entre autres :

Le loyer : avoir un hébergement c’est la condition sine qua none pour étudier, se coucher la nuit et aussi se reposer ;

La restauration : on a coutume de dire « la réflexion est conditionnée par la quantité et la qualité de ce qu’il y a dans son ventre » pour cela une bonne restauration permettra une bonne réussite ;

L’eau courante et l’électricité : avoir une garantie en eau et électricité est une des conditions pour avoir une bonne formation ;

Les fournitures scolaires : sont les principaux besoins pour acquérir les connaissances utiles pour la bonne réussite de la formation ;

Internet : l’internet demeure indispensable pour faire des recherches et s’auto-éduquer

Malgré les cotisations que nous faisons chaque année, 50 000 FCFA par étudiant, on n’arrive pas à gérer nos besoins. Face à cette incapacité financière nous sollicitons votre aide pour que nos ambitions soient réalisées et toute sorte d’aide est la bienvenue.

Nous faisons appel à votre générosité et à celle de tout celui qui sera susceptible de nous aider et toute aide minime soit-elle est la bienvenue (association, particulier, entreprise, etc.) Actuellement nous n’avons aucun partenaire à notre disposition qui nous appuie dans notre mission.

Nous vous proposons la présentation de chaque étudiant de notre groupe et le budget mis en évidence ci-dessous :

4 Liste exhaustive des Étudiants du Foyer de Tin-telloust 2022-2023 :

NomPrénomEcole/ FacultéFilièreCycle

Illa Tcholi

Idrissa
Faculté des Lettres
et Sciences Humaines(UAM)
SociologieLicence 1

Ahmed Tcholli

Moussana
Faculté d’Agronomie et
des sciences de l’environnement (UIN)

Agronomie
Agro 1


Hammadé Hamma

Mouhoumad

Faculté des Lettres
et des Sciences Humaines (UAM)
GéographieLicence 1
Mohamed AghaliIminiEcole des Mines de l’Indistrie
et de la Géologie(UAM)
Environnement Minier
Licence 2
Khadre AttefockBoubacarFaculté des Lettres et
des Sciences Humaines (UAM)
AnglaisMaster 1
Ghaloum AraduiAssaîdFaculté des Lettres et
des Sciences Humaines (UAM)
Lettres-Arts-Et-CommunicationMaster 1

5 Budget annuel du foyer des étudiants de Tin-Telloust

Les repas sont préparés par nous même à tour de rôle, chaque étudiant assure la cuisine pendant une journée.

Le secrétaire général du foyer des étudiants de Tin-Telloust

Illa Tcholi Idrissa.