Prix du World Future Council

Cette année, le prix de la politique d’avenir « World Future Council » a été organisé en collaboration avec la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (Cnucld). 

Le Niger, a remporté cette distinction internationale grâce à l’initiative 3N qui a permis  – une augmentation de l’irrigation durable (89% des 125 000 ha projetés),

 – la récupération de vaste partie des terres arables (218 219 ha, soit 83% de l’objectif fixé en 2011),

 – la fixation de 33 800 ha de dunes visant à protéger les infrastructures

 – l’installation de quelques 88 000 km de bandes coupe-feu.

Grâce à l’initiative 3N, le Niger a divisé par deux le nombre de personnes souffrant de la faim depuis 2011.

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Fête de l’ndépendance

Extraits du discours du Président du Niger pour la 57ème fête de l’indépendance

le 3 août 2017 à Dosso

A l’instar des autres pays du Sahel, notre pays fait face à trois défis stratégiques majeurs qui appellent une prise de conscience élevée et une forte mobilisation populaire. Il s’agit du défi sécuritaire, du défi démographique et du défi climatique.

Le défi sécuritaire : le Niger y consacre 15% de ses ressources budgétaires.

Le terrorisme, le trafic de drogue, de cigarettes, d’armes, de migrants, et la traite d’êtres humains constituent des menaces stratégiques non seulement pour notre pays mais aussi pour l’ensemble des pays du Sahel et du bassin du lac Tchad. Aucun des Etats ne peut y faire face de manière isolée. Nous avons décidé ensemble de mutualiser nos moyens. Cela s’est traduit

– par la mise en place de la force Mixte Multinationale(FMM) pour lutter contre Boko Haram.

– par la création, le 6 Février 2017 à Bamako, de la force conjointe du G5 Sahel.

Le défi démographique : Au rythme actuel, la population de notre pays doublerait en moins de 18 ans et pourrait atteindre plus de 40 millions en 2035 et environ 75 millions en 2050.

Nous avons l’obligation de former une masse critique d’enseignants compétents, pour relever le défi de la qualité de l’éducation. Le Gouvernement a décidé de procéder à une évaluation des enseignants contractuels pour faire face au constat préoccupant de baisse de niveau des élèves. Ce programme insiste sur la scolarisation et la formation des jeunes filles, la fin des mariages et naissances précoces, l’accès aux emplois et à la propriété pour les femmes.

Le programme d’ entrepreneuriat des jeunes sera réalisé par :  l’accompagnement des jeunes porteurs de projets, l’appui au renforcement de l’environnement entrepreneurial et le développement des plate-formes d’échanges des bonnes pratiques. Félicitations au Centre Incubateur des Petites et Moyennes Entreprises (CIPMEN) pour son rôle pionnier dans la promotion des Startups dans notre pays. Notre pays a été classé sur deux années consécutives, en tête des pays Africains ayant validé le plus de réformes en 2016 et en 2017 par la Banque Mondiale au titre du « doing business ».

Le Gouvernement a décidé de rationaliser et d’optimiser le secteur numérique en créant NIGER TELECOM et le Haut-Commissariat aux Technologies de l’Information et de Communication vient d’être transformé en Agence. Des chantiers d’infrastructures sont en cours ou exécutés dans le domaine de la fibre optique, de la télévision numérique, des services postaux et de la téléphonie. Ces efforts dans la réalisation des infrastructures des TICs seront poursuivis et intensifiés. Le Niger est engagé dans l’Alliance Smart Africa, qui vise à réduire la fracture numérique qui existe entre les villes et les villages.

Notre pays enregistre un retard important dans le domaine financier. En effet le taux global d’utilisation des services financiers au Niger est estimé à 20% alors qu’il est de l’ordre de 83% au Togo et 74% au Bénin. Le gouvernement poursuit le Programme de Réformes, pour améliorer la gestion des finances publiques.

Le défi climatique : entraîne des inondations, des sécheresses avec l’aggravation des déséquilibres socio-économiques et environnementaux. La dégradation des terres arables atteint des proportions alarmantes.

Le Niger envisage, dans les mois à venir,

  • la tenue d’une Conférence Internationale sur la Lutte Contre la Désertification et sur l’Economie Verte.
  • la construction, en cours, du barrage de Kandadji
  •  le programme d’électrification de villages non connectés au réseau électrique grâce à l’énergie solaire
  •  la vulgarisation du gaz comme alternative au bois de chauffe
  • le renforcement du programme des 3N (Nigériens nourrissent les Nigériens)
  • l’adoption de la stratégie dite des 3S (Soutenabilité, Stabilité, Sécurité), lancée en marge des travaux de la Cop22 de Marrakech sur les Changements Climatiques en novembre 2016.
  • la maîtrise de l’eau et la mise en place de la maison du paysan dans tous les chefs-lieux de commune pour atteindre l’objectif « faim zéro » en 2021.

Le gouvernement a mobilisé pendant la période de soudure 146 milliards de CFA en faveur des populations vulnérables pour leur permettre de mieux aborder la campagne agricole 2017-2018. Ces ressources financières ont permis de financer la vente à prix modéré de céréales, le cash for work, le transfert inconditionnel d’argent en faveur des plus démunis, l’achat de semences et d’engrais, la distribution gratuite de vivres et l’approvisionnement de cantines scolaires.

Photo publiée par  Le Point

Festival de l’Aïr

Institué en 2001, le Festival de l’Aïr est une excellente occasion de promotion des richesses culturelles et touristiques du Sahara nigérien.  Le thème retenu cette année est « le Tourisme, vecteur de paix, de croissance et de rapprochement entre les peuples ». Nichée aux pieds du mont Tamgak, Iférouane, du 10 au 12 mars 2017, vibrera au rythme des tendés, des imzads et des guitares. Plusieurs concours de danses, de chants, de poésies, du plus beau turban, du chameau le mieux dressé, le mieux harnaché, de la plus belle coiffure. Des courses de chameaux seront organisées ainsi que l’élection de Miss Festival de l’Aïr. C’est le temps des retrouvailles pour les communautés Touaregs de l’Aïr. Des activités culturelles, des expositions et des excursions destinées à faire découvrir les merveilles touristiques de l’Aïr et du Ténéré meubleront ce rendez-vous. Chefs coutumiers, artistes, historiens, producteurs maraîchers, professionnels du tourisme, etc seront présents à ce festival.

L’objectif est de contribuer à la valorisation du patrimoine culturel et touristique, au brassage des populations, au renforcement de l’unité nationale et à la consolidation de la paix et du développement. Ce festival du « donner et du recevoir, constitue un défi majeur d’organisation à relever mais également une bonne occasion qui participe au rehaussement de l’image de marque de notre pays, » indique la note d’information du ministre du Tourisme.

Photo publiée par Huffpost Magheb

Séjour en France du Premier Ministre

Séjour du Premier Ministre en France : définition des axes de coopération 2017-2021 entre Niamey et Paris

Dans le cadre de sa visite officielle de travail les 7 et 8 février 2017 à Paris en France, le Premier ministre du Gouvernement SEM Birigi Raffini a été reçu par M. Jean-Marc Ayrault. Au cours du point de presse qui a sanctionné cet entretien, le ministre des Affaires étrangères et du développement international a souligné la qualité de la relation entre la France et le Niger, qui se caractérise par : « un engagement partagé au service de la démocratie, de la stabilité et du développement et une lutte commune contre le terrorisme et la criminalité que nos pays affrontent ensemble dans la zone sahélienne ».

A noter que Cinq (5) accords, dont un document définissant les axes de coopération entre les deux pays pour la période 2017-2021, ont été signés. Auparavant, SE. Brigi Rafini a présidé le forum économique francophone dans les locaux de PRAMEX, leader français de conseil en implantation internationale. Le Premier Ministre y a fait un plaidoyer retentissant invitant les investisseurs de France à venir au Niger : « un pays stable et sûr »

Les pays miniers africains semblent profiter d’un regain des prix des matières premières. Qu’en est-il du Niger, troisième exportateur mondial d’uranium ?

Dans le secteur de l’uranium il est encore trop tôt pour évoquer un redressement substantiel des prix, parlons plutôt de frémissement. La chute drastique des cours ces dernières années a lourdement impacté le Niger, dont c’est quasiment la seule ressource à l’exportation, hormis une production pétrolière encore marginaleL’uranium ne fournit, d’ailleurs, plus que 5 % des ressources budgétaires du pays, qui proviennent principalement des recettes douanières, de la TVA et d’impôts et taxes diverses. Nous tablons sur une hausse de la production mais pas avant l’horizon 2020, notamment du fait que l’entrée en action de la mine d’Imouraren, qui devait voir le jour en 2017 aux termes de notre accord stratégique avec Areva, a dû être reportée au-delà de 2020 en raison de la chute des prix qui obère la rentabilité de cet investissement

Cette situation financière difficile explique les manifestations qui ont rassemblé des milliers de personnes à Niamey samedi ?

Il s’agissait samedi d’une protestation visant en particulier la Communauté urbaine de Niamey pour des décisions dont le gouvernement n’est pas responsable et je crois, d’ailleurs, que le problème des arriérés de salaire est en passe d’être réglé. Nous allons lancer dans quelques mois des réformes pour améliorer la transparence de notre gestion budgétaire et une meilleure mobilisation de nos ressources internes, notamment des régies de services publics, dans le prolongement de notre accord triennal avec le Fonds monétaire international. Notre situation économique reste difficile en raison des efforts importants dédiés à la lutte contre les djihadistes, à nos frontières avec le Nigeria, le Mali et la Libye.

Qu’attendez-vous de votre partenariat avec la France ?

Il s’agit au cours de cette visite officielle de renforcer la coopération entre nos deux pays, en renouvelant l’accord bilatéral 2013-2016, à l’occasion de mes rencontres avec mon homologue Bernard Cazeneuve, et les milieux d’affaires. Nous avons aussi signé des accords avec l’Agence française de développement, ainsi qu’avec des entreprises comme Veolia. Je suis venu dire que le Niger est un pays sûr, stable et bien gouverné, attractif pour les investisseurs. Grâce à la politique volontariste que mène le gouvernement depuis six ans sous l’autorité du président de la République Mahamadou Issoufou.

Yves Bourdillon  – Les Échos –

Photo : ActuNiger