Place du Niger dans les instances internationales

Le Niger a  été reconnu fin juin 2019 membre non permanent du conseil de sécurité des Nations Unies pour deux ans.

Mahamadou Issoufou a été élu président de la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest le 29 juin. Le Niger recevra le congrès de la CEDEAO début juillet. Pour cette occasion des travaux d’embellissement sont prévus dans la capitale ainsi qu’un renforcement de la sécurité.

photo : tamtaminfo

Classement IDH 2018

Le Niger classé dernier du PNUD

Bien que disposant d’un sous-sol regorgeant d’importantes ressources minières et énergétiques dont l’uranium, le charbon, le cuivre, l’or, le phosphate, le molybdène, le zinc, le pétrole, le gaz, le fer et d’autres métaux précieux, l’IDH (indice de développement humain, créé par le PNUD en 1990) vient de classer le Niger, cette année encore, dernier (189ème sur 189) derrière la République centrafricaine, le Soudan du Sud et le Tchad. Ce rang peu reluisant sans cesse attribué au pays a été ressenti par beaucoup de Nigériens comme un véritable coup de massue.

Pour la ministre nigérienne du Plan, Mme Kané Aichatou Boulama :« Si la progression de la population (taux de fécondité le plus élevé du monde avec plus de sept enfants par femme) nous tire vers le bas, l’éducation malgré des avancées très notables, demeure le véritable problème ». L’année blanche de 1983,a été suivie par une cascade d’années blanches.

Le PNUD, rapporte qu’un enfant nigérien a peu de chance de vivre plus de 60 ans et d’être scolarisé plus de cinq ans (la plus faible durée au monde). Parallèlement, le Nigérien moyen vit avec moins de 1.000 dollars par an, ce qui implique une dégradation des conditions de vie dans le pays.

Les sociétés chargées de la distribution du courant électrique, de la distribution de l’eau potable dans l’ensemble du pays ne participent pas à l’amélioration des conditions de vie de la population. La situation actuelle des hôpitaux, des centres de santé publique, montre le manque cruel des produits de premières nécessités.

Source : SahelElite

Inondations au Niger

Des inondations ont fait 36 morts au Niger depuis le début de la saison des pluies en juin, qui ont frappé particulièrement le nord désertique du pays, selon un bilan communiqué mardi par l’ONU.

En date du 27 août , le bilan est de 130.468 personnes sinistrées  soit  18.140 ménages  dans le pays, a précisé le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) à Niamey, dans son bulletin.

Les eaux ont également détruit 7.212 habitations et 8.162 hectares de cultures, et 31.118 têtes de bétail ont été décimées, indique Ocha.

Agadez, ville du grand nord, affiche le plus lourd bilan avec 60.555 sinistrés, déplore l’agence onusienne. La semaine passée les autorités d’Agadez avaient affirmé que les intempéries avaient déjà fait 16 décès, dont 7 dans la seule ville d’Agadez, classée par l’Unesco au patrimoine mondial.

Parmi les autres régions durement touchées figurent Maradi (centre-sud) avec 34.877 sinistrés, Zinder (centre-est) avec 13.601 sinistrés et Diffa (sud-est, très aride) 10.992 sinistrés, d’après le bilan onusien.

Un bilan dressé le 9 août par le ministère nigérien de l’Action humanitaire faisait état de 22 morts et 49.845 personnes sinistrées pour tout le pays. Des dizaines de puits d’eau potable ont également été endommagés.

Photo : APR

Bilan scolaire de l’année 2018

Cette année encore, les faibles taux de réussite au BEPC 39.6% et au baccalauréat 25.7% témoignent de la faiblesse du système éducatif au Niger.

Ces résultats ne sont pas le seul fait du niveau des enseignants souvent mis en cause mais sont surtout liés aux perturbations multiples qui jalonnent l’année scolaire : grèves, retards et absences en tout genre  aboutissant à  des programmes scolaires inachevés ou bâclés.

Photo : ActuNiger