Bijoux touareg

« Bijoux Nomades, le paysage aux sources de l’inspiration. » Aude Durou

Confrontés à l’envoûtante austérité du désert, les grands nomades du Sahara central doivent se plier à ses règles et adapter leur quotidien à ce monde à la  fois hostile et fragile, qui ramène tout à l’essentiel. Mais l’aridité de leur environnement ne les empêche pas, au contraire, de se parer de tissus et de bijoux. Les Touaregs, les Peuhls et les Haoussas créent un art original et magique, un art vivant et porteur de sers où s’expriment à la fois l’âpreté de la vie quotidienne et la richesse d’un passé immémorial.

Bijoux touaregs : Art des bijoux anciens du Sahel et du Sahara au Niger

Au cours de ses nombreux séjours au Niger, Jean Burner s’intéresse aux modes de vie des Touaregs ainsi qu’à leur artisanat. Peu à peu, il noue des   relations avec les forgerons de la région d’Abalak et s’intéresse à leur savoir-faire. Il recueille alors des informations sur la fabrication, l’histoire, l’utilisation et les croyances concernant les bijoux touaregs.

Musée des Confluences

La Colère dans le vent

Réalisatrice touarègue Amina Weira

Dans ma ville d’origine Arlit, au Nord du Niger, Areva exploite l’uranium depuis 1976. Aujourd’hui, une bonne partie de cette région, balayée par les vents de sable, est contaminée. La radioactivité ne se voit pas et la population n’est pas informée des risques qu’elle encourt. Cette exploitation a complètement désorganisé la vie de la population.

Une partie de l’année, de violents vents de sable enveloppent entièrement la ville. Ce vent de poussière propage des substances radioactives. Chacun cherche un abri. La ville devient calme, toutes les activités sont stoppées.

Mon père, travailleur de la mine d’uranium en retraite, est au cœur de ce film. Il va dépoussiérer ses souvenirs, les 35 années de son passage à la mine. Grâce à mon père, je vais à la rencontre d’autres anciens travailleurs qui ont certainement leur mot à dire.

La colère dans le vent

Deux pionniers du blues touareg

Abdallah Oumbadougou

Le Nigérien Abdallah Oumbadougou est un pionnier du blues rock touareg. Au même titre que les Maliens du groupe Tinariwen, il est l’un des inventeurs de cette musique illustrée aujourd’hui par de nombreux musiciens du désert : Bombino (disciple d’Abdallah), Tamikrest, Terakaft, Tidawt, Toumast et autres Atri N’Assouf.

Ces groupes, qui évoluent en Europe, s’apprécient et se côtoient volontiers. Pas un musicien ne manquerait le concert d’un autre, lequel bien souvent l’invite à participer au spectacle. Musicalement, Abdallah Oumbadougou se démarque, notamment de Tinariwen, grâce au fructueux compagnonnage qu’il entretient avec Daniel Jamet, depuis le projet Desert Rebel. Réalisateur artistique de l’album Zozodinga, ce dernier, l’un des piliers de feu la Mano Negra, apporte sa marque, façonnant la direction musicale d’un disque parfaitement réussi, dans des couleurs parfois délibérément rock.

Tinariwen

L’histoire de Tinariwen commence par l’histoire de son père fondateur, Ibrahim Ag Alhabib. Fils d’un rebelle touareg, à l’âge de quatre ans, Ibrahim a été témoin de l’exécution de son père aux mains du gouvernement lors du soulèvement de 1963 au Mali.

Ayant grandi entre les déserts et les camps de réfugiés d’Algérie, Ibrahim était considéré comme un vagabond et un solitaire – il était surnommé «Abaraybone», ce qui signifie «enfant ragamuffin». Un jour, se souvient-il, alors qu’il regardait un western dans un cinéma de fortune dans le désert, il a été frappé par une scène dans laquelle un cow-boy joue une chanson à la guitare. Inspiré, il construit sa première guitare à l’aide d’un bidon d’huile, d’un bâton et d’un fil de frein de vélo. Il a commencé à apprendre à jouer, pratiquant de vieilles mélodies touaregs, des airs pop arabes modernes et la musique blues malienne d’Ali Farka Touré.

«Les Filles de Illighadad»

«Les Filles de Illighadad» viennent d’une commune isolée du centre du Niger, loin dans les déserts de garrigue à la lisière du Sahara. Le village n’est accessible que par une route exténuante à travers le désert ouvert et il y a peu d’infrastructures, pas d’électricité ni d’eau courante. Mais ce qui manque à la zone nomade en termes de richesse matérielle, elle le compense par une identité et une tradition profondes et fortes. La campagne environnante fait vivre des centaines de familles pastorales, vivant avec et parmi leurs troupeaux, comme leurs familles le font depuis des siècles. » Plus

Le Périmètre de Kamsé

Film d’Olivier Zuchuat 

L’utopie est encore de ce monde

Kamsé, un village de la zone sahélienne, au nord du Burkina-Faso, se mobilise pour creuser sous une chaleur torride des digues pour retenir l’eau qui permettra d’arroser directement ou via la nappe phréatique des milliers d’arbres plantés pour arrêter la progression du désert. Les hommes étant bien souvent partis dans l’aventure de l’émigration, ce sont les femmes qui s’y collent, avec une incroyable résilience.

Le grand espoir de toutes celles et ceux qui cherchent à vivre au pays est d’inverser cette émigration mortifère, en ville ou en Europe, engrenage d’abandon à la fois des familles et des lieux, et donc vecteur de désertification, en plus des effets du réchauffement climatique. Planter des arbres, c’est aussi prendre conscience qu’il ne fallait pas les couper pour cuire les aliments : une écologie est en réflexion, contre l’assèchement des sols par la surexploitation et la multiplication des ovins.C’est ainsi que ce village, se déplace en vélo, en moto, dans un autre village qui applique des méthodes de revitalisation des terres en s’inspirant de techniques ancestrales. La suite