Les Touareg

BADI Dida  : Imzad

Une musique millénaire de l’Algérie

Inscrit désormais parmi les trésors du patrimoine immatériel mondial, l’imzad  continue de susciter l’intérêt, autant en Algérie qu’à l’étranger, où les initiatives pour sa sauvegarde et sa promotion se sont multipliées sous diverses formes et ampleurs.

Touaregs : Apprivoiser le désert

Dans les stéréotypes occidentaux, les Touaregs apparaissent comme des guerriers voilés de bleu, nobles et farouches, vivant hors du temps dans les solitudes infinies du désert saharien. Cette vision caricaturale masque une réalité historique, géographique et humaine infiniment plus complexe.

Touaregs (Les)

Écrit par Edmond Bernus, spécialiste des touaregs, et illustré par les photos de Jean-Marc Durou, cet ouvrage nous guide dans l’univers nomade d’un peuple saharien mythique. Histoire, société, culture, actualité…, Edmond Bernus nous donne les clés nécessaires à la compréhension de l’une des grandes sociétés pastorales du Sahara.

Chants touaregs   Charles de Foucauld

Le présent recueil de poèmes a été construit à partir de l’ouvrage que Charles de Foucauld a achevé trois jours avant sa mort, et dont les deux tomes ont paru en 1925 et 1930 sous le titre Poésies touadgues. L’auteur livrait dans cet ouvrage le texte touareg, la traduction mot à mot et la traduction en français courant de près de six mille vers recueillis en 1907 et traduits au prix d’un labeur épuisant au cours des neuf années suivantes

L’imzad

La musique de l’imzad, caractéristique des populations touarègues, est jouée par les femmes avec un instrument à corde frottée unique, également connu sous le nom d’imzad. La musicienne place l’instrument sur ses genoux et joue en position assise avec un archet.

L’imzad fournit l’accompagnement mélodique des chants poétiques ou populaires, souvent chantés par les hommes lors des cérémonies dans les campements touarègues. Il est fréquemment utilisé pour faire fuir les mauvais esprits et atténuer les souffrances des malades. La transmission du savoir musical s’effectue oralement selon des méthodes traditionnelles qui favorisent l’observation et l’assimilation. UNESCO

Asshak, code moral

Tales from the Sahara

Réalisateur  Ulrike Koch (2005)

Synopsis

Après le grand succès remporté par La route du sel, Ulrike Koch s’est rendue chez les Touaregs. Ce peuple nomade a appris à survivre dans le désert du Sahara, un territoire qui se caractérise par une chaleur extrême et un froid glacial. Contrairement au reste du monde islamique, ce ne sont pas les femmes mais les hommes qui portent le voile. Les Touaregs observent l’ässhäk, une sorte de code moral qui garantit la survie de leur communauté. Il signifie le respect de tout être vivant et un comportement digne, même dans la plus grande détresse qui soit concevable. La poésie et la musique revêtent dès lors une importance capitale : les femmes perpétuent la pratique de l’imzâd (une sorte de viole à une corde) et les valeurs de leur peuple, telles que le courage, la patience et l’empathie.

Bijoux touareg

« Bijoux Nomades, le paysage aux sources de l’inspiration. » Aude Durou

Confrontés à l’envoûtante austérité du désert, les grands nomades du Sahara central doivent se plier à ses règles et adapter leur quotidien à ce monde à la  fois hostile et fragile, qui ramène tout à l’essentiel. Mais l’aridité de leur environnement ne les empêche pas, au contraire, de se parer de tissus et de bijoux. Les Touaregs, les Peuhls et les Haoussas créent un art original et magique, un art vivant et porteur de sers où s’expriment à la fois l’âpreté de la vie quotidienne et la richesse d’un passé immémorial.

Bijoux touaregs : Art des bijoux anciens du Sahel et du Sahara au Niger

Au cours de ses nombreux séjours au Niger, Jean Burner s’intéresse aux modes de vie des Touaregs ainsi qu’à leur artisanat. Peu à peu, il noue des   relations avec les forgerons de la région d’Abalak et s’intéresse à leur savoir-faire. Il recueille alors des informations sur la fabrication, l’histoire, l’utilisation et les croyances concernant les bijoux touaregs.

Musée des Confluences

La Colère dans le vent

Réalisatrice touarègue Amina Weira

Dans ma ville d’origine Arlit, au Nord du Niger, Areva exploite l’uranium depuis 1976. Aujourd’hui, une bonne partie de cette région, balayée par les vents de sable, est contaminée. La radioactivité ne se voit pas et la population n’est pas informée des risques qu’elle encourt. Cette exploitation a complètement désorganisé la vie de la population.

Une partie de l’année, de violents vents de sable enveloppent entièrement la ville. Ce vent de poussière propage des substances radioactives. Chacun cherche un abri. La ville devient calme, toutes les activités sont stoppées.

Mon père, travailleur de la mine d’uranium en retraite, est au cœur de ce film. Il va dépoussiérer ses souvenirs, les 35 années de son passage à la mine. Grâce à mon père, je vais à la rencontre d’autres anciens travailleurs qui ont certainement leur mot à dire.

La colère dans le vent