Jeux paralympiques

Le porte-drapeau du Niger Jabirou Idé Oumarou promet de revenir plus fort en 2028

Publié par RFI

Pas de répit pour Jabirou Idé Oumarou. À 24 ans, le natif de Niamey n’arrête en effet pas : seul athlète et porte-drapeau de la délégation nigérienne la veille sur les Champs-Élysées pour la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques, il était déjà à pied d’œuvre ce 29 août 2024 au Grand Palais pour son entrée chez les moins de 58 kilos, en para-taekwondo. S’il s’est incliné 30 à 13 en 8e de finale dans un combat très riche en points face à l’Espagnol Joel Martin Villalobos, le Nigérien ne baisse pas la tête. Bien au contraire.

Photo : Le Nigérien Jabirou Ide Oumarou en action contre l’Espagnol Joel Martin Villalobos, lors du tournoi de taekwondo des Jeux paralympiques de Paris 2024. REUTERS – Maja Smiejkowska

Au Niger, la capitale Niamey

est encerclée par les eaux

Le Monde avec AFP

Publié le 22 août 2024


En moins de trois mois, les inondations ont fait 217  morts et 200 blessés dans cet immense pays désertique, et plus de 350 000 sinistrés, selon les autorités militaires, arrivées au pouvoir par un coup d’État en juillet 2023.

Photo : Des bateaux de la police sont utilisés pour transporter des personnes à la suite des fortes pluies qui ont endommagé la route nationale  25 reliant la capitale nigérienne, Niamey, aux provinces de Tillabéri et Tahoua dans l’ouest du Niger, le 20 août 2024. BOUREIMA HAMA / AFP

La ville se retrouve presque entièrement coupée du reste du pays. La crue exceptionnelle des cours d’eau au Niger, due aux fortes pluies qui s’abattent sur les pays du Sahel depuis juin, a encerclé cette semaine la capitale, Niamey. Les principales voies de sortie de cette ville d’environ un million et demi d’habitants, située au sud du Sahara, ont été submergées par les eaux. Portant le nombre de sinistrés dans la capitale à 11 500, selon le dernier bilan officiel.

le 12 décembre 2023

Échange téléphonique avec Ahmed

Le réseau étant défaillant, les communications sont de plus en plus difficiles. Les nombreuses coupures et la friture sur la ligne rendent les conversations presque impossibles.

Voici les quelques bribes audibles recueillies :

– Ahmed a été opéré de la cataracte début octobre à Agadez. Il est content du résultat mais n’est pas encore allé à Arlit pour le ravitaillement car il évite de sortir à cause du vent de sable.

– L’inflation n’a jamais été aussi forte : le riz est inabordable et les familles le remplacent par du mil qui est malheureusement pauvre sur le plan nutritif.

– Après une saison des pluies très médiocre dans le secteur de Tin Telloust, les nappes phréatiques ont été insuffisamment rechargées. Les pâturages manquent à nouveau, obligeant les éleveurs à s’éloigner toujours plus loin pour nourrir leurs bêtes.

– Alors que c’est la saison froide, il fait déjà très chaud avec plus de vent que d’habitude. La sécheresse tant redoutée revient accompagnée de son cortège de chenilles azalouf. La production des jardins est encore satisfaisante. Qu’en sera-t-il dans quelques mois ?

– Les cinq élèves jouissant d’une bourse de Niger Vivant ont repris les cours normalement à Iferouane et Timia.

Bombino revient à Paris

Nouvel album : « Sahel »

Sa musique métissée, hypnotique avec ses riffs envoutants et ses percussions entêtantes, chante, avec un succès croissant dans le monde entier, la rébellion, la liberté et la paix.

Comme ses collègues Tinariwen, Bombino fait partie de la communauté Touareg. Comme Tinariwen, sa musique est la rencontre de la musique de son peuple mais également celle des grands noms du blues et du rock. D’ailleurs Bombino est souvent comparé à Jimi Hendrix, Carlos Santana, Neil Young, et Jerry Garcia pour ses concerts et surtout pour la virtuosité de son jeu de guitare.

Rien d’étonnant à tout cela, Bombino n’est-il pas originaire d’Agadez au Niger, point de rencontre et d’échange des caravanes de chameaux que conduisent les Touaregs, entre l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Nord et la Méditerranée ?

Ils en parlent

« Le chanteur-guitariste touareg Bombino émerge des sables avec son folk du Sahara qui danse dans les flammes. » (RFI)

« Ses longs solos de guitare tapissent une musique émotive, ensorcelante, qui habille sa voix chevrotante et transforme les peurs en revendications, les confessions en délivrances et les rêves en mirages. Ses chants doucereux semblent dépendre davantage de la magie que de simples cordes vocales humaines. » (Les Inrockuptibles)

Source : New Morning