Niger – Patrimoine

Le noyau historique de la vieille ville d’Agadez menacé par les pluies

 Ahmadou Atafa – 11 septembre 2024

Suite aux fortes pluies enregistrées dans la commune d’Agadez, un amer constat se dégage. En effet, plusieurs maisons et murs se sont effondrés dans le centre historique de la ville d’Agadez communément appelé « vieille ville » et qui est composé de onze anciens quartiers que sont Katanga, Obitara, Amdit, Hougberi, Founamé, Amarewat, Akanfaya, Oumourdan Magas, Oumourdan Nafala, Agargarin Saka et Oungoual Bayi.

Dans ces quartiers, des maisons chargées d’histoire datant pour certaines du 11ème siècle sont tombées ou sont sur la voie de l’être. Une conséquence du cumul de pluviométrie enregistré du 27 août au 4 septembre 2024 qui a sérieusement touché le noyau historique d’Agadez inscrit, rappelons-le, sur le registre du patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO, le 22 juin 2013 lors de la 37ème session du comité du patrimoine mondial de l’UNESCO tenue à Phonom Penh, au royaume du Cambodge.

Inondations dévastatrices,

La rentrée repoussée

Certaines zones du pays ont enregistré « jusqu’à 200 % » d’excédent de pluies par rapport aux précédentes années, selon les services de la météorologie nationale.

La saison est déjà terminée dans les zones plus arides et tire à sa fin dans le sud humide, notent-ils.

En raison des dégâts causés dans les écoles et leur occupation par des milliers de déplacés, le gouvernement a repoussé au 28 octobre la rentrée scolaire, initialement prévue le 2 octobre.

Bilan catastrophique au Niger

Au Niger, plus de 300 morts et un million de sinistrés depuis le début de la saison des pluies.

Publié le : 09/10/2024

Depuis juin, le Niger a été frappé par des inondations dévastatrices, entraînant de lourdes conséquences humaines et matérielles. Selon le dernier bilan, les inondations ont entraîné la mort de 339 personnes, fait 383 blessés et 1 176 528 sinistrés, a indiqué, mardi, l’Agence nigérienne de presse.

Le bilan s’alourdit au Niger. Des pluies exceptionnelles y ont fait 339 morts et plus d’un million de sinistrés dans tout le pays depuis juin, a annoncé, mardi 8 octobre, l’Agence nigérienne de presse (ANP), un média d’État. Un précédent bilan du ministère nigérien de l’Intérieur faisait état le 4 septembre de 273 morts, plus de 700 000 sinistrés et 278 blessés.

Au 23 septembre, les inondations ont causé « 339 pertes en vies humaines », fait 383 blessés et 1 176 528 sinistrés, précise l’ANP qui cite la Protection civile, qui dépend du ministère de l’Intérieur.

Selon l’ANP, quatre régions sont sévèrement touchées : Maradi (centre-sud, 111 morts), Tahoua (ouest, 99 morts), Zinder (centre-est, 65 morts) et Dosso (sud-ouest, 22 morts). Niamey, la capitale, a enregistré 9 morts.

(…)

Des inondations dévastatrices, la rentrée repoussée

Certaines zones du pays ont enregistré « jusqu’à 200 % » d’excédent de pluies par rapport aux précédentes années, selon les services de la météorologie nationale.

La saison est déjà terminée dans les zones plus arides et tire à sa fin dans le sud humide, notent-ils.

En raison des dégâts causés dans les écoles et leur occupation par des milliers de déplacés, le gouvernement a repoussé au 28 octobre la rentrée scolaire, initialement prévue le 2 octobre.

Mi-septembre, il avait assuré avoir assisté plus de 700 000 sinistrés avec plus de 8 000 tonnes de céréales, des moustiquaires, des couvertures, ou des tentes.

Le 07 octobre 2024

Tin Telloust

Souffre du dérèglement climatique

Appel d’Ahmed

Il y a eu beaucoup de pluie à Tin Telloust. Les nappes phréatiques sont pleines et la saison des pluies n’est pas terminée.

Les éleveurs sont contents.

Mais les agriculteurs – déjà affectés par la sécheresse et la maladie des oignons – sont déprimés car une quarantaine de jardins sont détruits, les récoltes d’oignons et de tomates sont mauvaises.

Ils ne peuvent ni remettre en état les jardins dévastés ni faire de nouvelles semences.

Ils attendent la fin des pluies pour construire la 29ème maison

La rentrée scolaire est reportée fin octobre en raison des inondations.

Nous attendons prochainement des nouvelles des jeunes étudiants que nous parrainons.