Discours du Président du Niger aux Chefs d’État

Mon pays, le Niger fait partie des pays qui sont les théâtres de ces mouvements massifs des réfugiés et des migrants.

En effet, le Niger subit les conséquences de la crise Libyenne, de la crise Malienne et du terrorisme de Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad. Du fait de ces crises, il a dû accueillir des milliers de réfugiés Maliens, Nigérians et des nigériens retournés de Libye. Il doit également faire face au déplacement interne des populations dans la région du Lac Tchad. Le Niger est aussi un pays de transit des migrants vers l’Europe. Environ 100 000 migrants ont traversé le Niger en 2015. Le Niger subit enfin les effets des changements climatiques avec des phénomènes extrêmes d’inondation et de sécheresse rendant vulnérables chaque année, des centaines de milliers de ses citoyens.

Face à tous ces défis, le Niger souhaite une mobilisation conséquente de la communauté internationale. Aussi souhaitons-nous un règlement rapide de la crise libyenne. Cela doit passer nécessairement par le rassemblement et la réconciliation de tous les Libyens dans le cadre d’un Gouvernement d’ Union National Inclusif. Le Niger souhaite également une stabilisation de la situation au Mali. Pour ce faire un renforcement du mandat de la mission des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) est indispensable car la situation que vit ce pays n’est pas une situation classique de maintien de la paix. Le Niger se félicite des actions menées par la force mixte multinationale contre Boko Haram et invite la communauté internationale à soutenir les pays du bassin du lac Tchad qui font face à une crise humanitaire sans précédent. S’agissant des questions de migration, le Niger a proposé un plan d’action au sommet Europe-Afrique de la Valette. Le financement de ce plan d’action permettra au Niger de contribuer à mettre fin au drame des migrants à travers le Sahara.

Photo publiée par ActuNiger

71 ème session des Nations Unies

SEM Issoufou Mahamadou, a pris part à New York, le 20 septembre 2016, à l’ouverture de la 71ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

SEM Issoufou Mahamadou a présidé, en marge des travaux de la 71ème Session de l’Assemblée Générale de l’ONU, une rencontre avec des investisseurs américains et de plusieurs autres nationalités. Cette importante rencontre qui s’est déroulée à la Ford Fundation, était organisée par la Cellule Communication de la Présidence de la République du Niger.

Le Chef de l’Etat a informé les participants à cette rencontre de la situation générale du Niger, mettant un accent particulier sur les atouts du pays et les opportunités qu’il offre aux investisseurs. Il a évoqué les principaux secteurs porteurs de croissance au Niger, indiquant que pour les cinq prochaines années, le taux de croissance du pays  sera de 7 pour cent.

Parmi ces secteurs qui vont porter la croissance du Niger, le Chef de l’Etat a cité celui des ressources naturelles (uranium, pétrole, or, ciment), le  secteur des infrastructures (routes, boucle ferroviaire,  barrage, énergie solaire, infrastructures urbaines…), le secteur de l’Agriculture et de l’Elevage (Initiatives 3N), les secteurs sociaux (éducation, formation professionnelle technique, santé, accès à l’eau) et celui du tourisme et de l’artisanat.

Le Niger a une économie dynamique et ce dynamisme va se maintenir les cinq prochaines années, selon les projections, invitant les investisseurs à venir au Niger, à saisir les opportunités que leur offre le Niger dans tous les domaines. Le Niger est un Etat de droit, un des pays les plus libres d’Afrique et du monde, un pays qui a fait beaucoup d’efforts pour faire reculer la corruption. Le Niger est un pays sûr. Il offre beaucoup de facilités fiscales aux investisseurs, fait beaucoup d’efforts pour améliorer le climat des affaires et dispose d’un cadre de partenariat public privé qui marche très bien.

« Nous avons beaucoup investi dans la sécurité et nous continuerons à investir dans ce secteur », a poursuivi SEM Issoufou Mahamadou. Le Niger fait aujourd’hui partie des trois premières puissances militaires de la CEDEAO après le Nigeria et le Ghana et est  la première puissance militaire des pays de l’Afrique francophone. « Venez au Niger, nous sommes capables de garantir votre sécurité physique et la sécurité juridique » a insisté le Chef de l’Etat.

Photo publiée par Niamey.com

Inondations au Niger

Situation au 14 août 2016

♦ L’ONU rapporte que les violentes pluies qui se sont abattues dans les zones désertiques de Tahoua et d’Agadez ont provoqué de fortes inondations entraînant la mort de 14 personnes. 46300 personnes se retrouvent sans-abris. Près de 20000 têtes de bétail ont été décimées et beaucoup de jardins dévastés.

 ♦ On compte à ce jour 50000 réfugiés dans la région de Tillabery frontalière avec le Mali et 200000 personnes déplacées fuyant les atrocités du groupe terroriste Boko Haram dans la région de Diffa. Le PAM (programme d’aide alimentaire mondiale) risque, selon son représentant au Niger, de suspendre en septembre la distribution des rations alimentaires aux milliers de déplacés car il assure ne plus avoir les ressources suffisantes pour faire face à l’augmentation des besoins.

♦ Le Chef du Gouvernement, SEM. Brigi Rafini, s’est rendu à Agadez, pour s’enquérir de l’avancement des grands travaux d’infrastructure du programme Agadez Sokni 2016 qui prévoit la réhabilitation et l’extension de l’aéroport, l’aménagement de 5 passages sur le Kori Azaramadarene qui traverse la ville d’est en ouest sur 7km, la construction de 10 km de voies bitumées et de 2 km de caniveaux. le réaménagement du stade régional de l’arène des jeux, la transformation de la MJC en centre culturel.

Photo publiée par BBC Afrique

Barrage de Kandadji

Reprise du processus de mise en œuvre du Programme Kandadji : choix de la cote de retenue normale du barrage 228 m; modalités de sécurisation foncières des populations; chronogramme global; coordination des partenaires; calendrier de mise en place des financements complémentaires. S’agissant des défis à relever pour permettre  la reprise efficiente et durable de la mise en œuvre du programme, des mesures ont été prises par le gouvernement et les partenaires techniques et financiers en 2014 et 2015. Il s’agit entre autres de la mobilisation de ressources financières additionnelles; le recrutement d’une nouvelle maîtrise d’œuvre depuis juillet 2015; le renforcement du dispositif institutionnel pour le recrutement d’une assistance technique au maître d’ouvrage; l’appellation d’une agence de mise en œuvre du barrage de Kandadji ayant le statut d’établissement public, industriel et commercial. Le financement complémentaire du groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) sera instruit au deuxième semestre 2017. Dans cette optique, il a été prévu que l’appel d’offres puisse être lancé dès novembre 2016 afin que les travaux puissent se dérouler sur une période de 55 mois. 

Photo : Filière3e